Le "cheval territorial"

Le "cheval territorial"

Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux - FECTU

La notion de "cheval territorial" a fait son apparition il a quelques années. C'est un "cheval utilisé par une collectivité afin d'assurer sur son territoire des missions de service public telles que : transport de passagers, ramassage de déchets, entretien d'espaces verts ou d'espaces naturels, prévention-sécurité ... Il constitue ainsi une énergie alternative au service d'une politique de développement durable au sein des collectivités" ( Duriez ,Fouquet, 2011 étude pour le Ministère de l'Agriculture)

Le cheval territorial peut être géré par une collectivité soit en l'intégrant en régie, soit en faisant appel à un prestataire de service, soit en gestion mixte, c'est-à-dire à mi-chemin entre les deux modèles cités. La fréquence de travail du cheval territorial peut être saisonnière, annuelle ou ponctuelle en fonction du mode de gestion et des besoins. En France, le cheval territorial connaît une croissance fulgurante. D'une quinzaine de collectivités territoriales utilisatrices en 2001, ce chiffre est passé à 70 en 2007, pour atteindre 190 en 2013.

Le cheval territorial est un acteur du développement durable socialement riche, économiquement intéressant et écologiquement propre. Il a plusieurs effets sur l'aspect social. Tout d'abord l'utilisation du cheval territorial permet de créer des emplois directs. Ils sont estimés à environ 400 en France. De nombreux emplois aidés visant à l'insertion sociale de personnes en difficultés sont concernés. Les résultats obtenus sont très satisfaisants et encouragent à continuer dans ce sens.

Ensuite le cheval véhicule une image positive au sein de la société, contribuant à la pacification urbaine par l'apport de "vivant" en ville, respectant un rythme naturel de vie et limitant les nuisances sonores et visuelles.

L'utilisation du cheval a aussi un effet positif sur l'environnement. De retour au travail, les races de chevaux de trait trouvent un nouveau débouché, contribuant à la préservation de la biodiversité en danger par la diminution de la consommation de viande chevaline.

Le cheval respecte l’environnement : il limite les émissions de gaz à effets de serre (de 30 à 90 % selon les activités), limite les tassements du sol et l'érosion, et améliore la pénétration de l'eau dans le sol. Par ailleurs, les services hippomobiles collectant des déchets contribuent à l'amélioration du tri sélectif en véhiculant naturellement les messages de prévention et en suscitant l’adhésion du jeune public (prescripteur pour les adultes)

Enfin la mise en place de services hippomobiles contribue en général à la réduction des coûts d'investissement et de fonctionnement des collectivités territoriales.

Consciente du tournant que prenait le cheval territorial en France, la Commission Nationale des Chevaux Territoriaux –CNCT, association loi 1901, a souhaité rassembler l'information des collectivités utilisatrices de chevaux et partager les expériences avec l'objectif d'optimiser la mise en place de services hippomobiles. Depuis 2003, la CNCT agit activement dans ce sens, en organisant le rassemblement des territoriaux mais également des acteurs de la filière à travers le Congrès National des Chevaux Territoriaux.

 La réussite de cet évènement annuel auquel les participants sont toujours plus nombreux a conduit la CNCT à évoluer.

Aujourd’hui transformée en Fédération National des Chevaux Territoriaux (FNCT), elle s’est donnée pour but de susciter et d’accompagner à la création de commissions régionales afin de coller au mieux aux territoires.

Aujourd’hui, trois Commissions Régionale existent et travaillent en étroite collaboration : La Commission Occitanie (CROCT) ; la Commission Normande (CNCT) et la Commission Bretonne portée par le Réseau Faire à Cheval. Deux autres Commissions sont en cours de création une sur le Grand Est et une sur l’aquitaine.

Notre volonté est d’organiser un congrès annuel tournant dans chacune de ces commissions où l'ensemble de la filière, des fabricants aux éleveurs en passant par les acheteurs, se réunit pour parler de l'avenir du cheval territorial, pas seulement en France, mais plus généralement en Europe.